MJC DE MARTIGUES

SAMEDI 17 NOVEMBRE

Journée festive d’inauguration du cycle Routes et déroutes : résistances afghanes

Traduction LSF (Langue des Signes Française) assurée de 15h30 à 19h30

10h00-13h00

Stage de cuisine afghane avec l’association Solidarité Provence Afghanistan à la MJC.
Pour 8 personnes maximum.

Solidarité Provence Afghanistan

Fondée en mars 2005, l’association fournit une aide humanitaire aux populations d’Afghanistan, en particulier dans le domaine éducatif et organise des rencontres culturelles et d’information. Elle est indépendante de toute force et parti politiques et de toute orientation religieuse. Elle situe son action dans une perspective de défense des droits de l’Homme et de refus d’une société fondée sur la préférence ethnique.


Découverte de la cuisine afghane. Le repas sera servi au public le soir.

11h00

Les cerfs-volants de Martigues - démonstration de cerfs-volants afghans par les réfugiés, sur la plage de Ferrières.

La pratique du cerf-volant est très populaire en Afghanistan. Suite à la participation de l’atelier de conversation au festival du cerf-volant de Martigues en avril 2018, les réfugiés ont souhaité partager leur savoir- faire.

15h30

L’AFGHANISTAN, QUELLE HISTOIRE !

Conférence de Karim Pakzad, chercheur à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (Paris)

 

Karim Pakzad est chercheur à l’IRIS, spécialiste de l’Afghanistan, de l’Iran et de l’Irak. Il collabore également avec la Fondation Jean Jaurès. Consultant auprès des administrations publiques et privées en France et à l’étranger, il a écrit dans plusieurs revues spécialisées dont la Revue Internationale et Stratégique (IRIS).

Il a présenté des rapports sur l’Iran, l’Irak, l’Afghanistan et la question kurde dans différentes conférences en Iran, en Irak en Afghanistan, au Pakistan, en Turquie et dans d’autres pays. Diplômé en sciences politiques, docteur en droit (Université de Grenoble) avec une spécialisation en relations internationales, Karim Pakzad a enseigné à l’Université de Kaboul.

Il revient avec nous, sur les différentes étapes qui ont fait de l’Afghanistan ce qu’il est aujourd’hui.

17h30

Défilé de tenues traditionnelles afghanes proposé par l’association Solidarité Provence Afghanistan (Marseille)

 

Découverte du « pays des cavaliers » et de ses régions à travers les vêtements et présentation de l’action de Solidarité Provence Afghanistan.

19h00

Vernissage de l’exposition Échos d’un autre Afghanistan

Photographies par Asghar Noor Mohammadi, Najiba Noori et Barialai Khoshal
Du 17 au 30 novembre

« En proposant cette exposition, je souhaite donner à voir, à travers la lentille de trois photographes différents, un regard sur trois régions d’Afghanistan : le nord, l’ouest et le centre.
Mes photos illustrent le travail de tapisserie des femmes du nord. Elles y consacrent la plus grande partie de leur vie.
Najiba Noori s’est intéressée au mode de vie rudimentaire des habitants des provinces de Bamiyan au centre du pays, pour la plupart bergers ou fermiers.

La troisième série du jeune photographe Barialai Khoshal est une incursion dans la province de Kandahar fortement marquée par la présence de Talibans et encore très conservatrice. Les images nous montrent l’endoctrinement des enfants dans les écoles coraniques. Comme l’illustre ce travail, les femmes sont très peu visibles dans la société.
Je crois que les trois séries se répondent bien, elles permettent de donner à voir l’activité quotidienne des populations, tout en mettant en lumière leurs cultures. »

Asghar Noor Mohammadi

Asghar Noor Mohammadi, 31 ans, a grandi dans la ville de Mazar-e-sharif en Afghanistan. Il est diplômé de journalisme depuis 2011. Durant les six dernières années, il a travaillé pour des médias locaux et internationaux. Il travaille actuellement au sein de l’équipe de presse du président Ashraf Ghani.
Fort de son expérience, il œuvre à l’essaimage des techniques de photojournalisme et du reportage vidéo en dispensant des formations dans le nord de l’Afghanistan.

Il photographie essentiellement les différentes zones du nord couvrant et capturant de puissantes séries d’images avec une attention portée aussi bien aux lieux ancestraux chargés d’histoire, qu’au quotidien des vies afghanes.

Né en 1997, Barialai Khoshal vient de la région de Kandahar. Il pratique la photographie depuis 5 ans et a travaillé avec des agences internationales comme Associated Press. Il propose un travail de terrain à la fois très humain et innovant. Cette série poignante sur les Madrasas de Kandahar mettent à nue les réalités d’une pratique religieuse rigoriste imposée aux enfants.

Najiba Noori est une photographe et réalisatrice née dans la province de Bamyan. Najiba a grandi en exil en Iran avec sa famille qui fuyait alors la guerre. Depuis son retour en Afghanistan, elle s’est consacrée à un parcours pédagogique exclusivement dédié à la photographie et au reportage. Elle a travaillé avec de grands médias comme Afghanistan Today, la BBC ou le Huffington Post. La plus grande partie de son travail porte sur la condition féminine en Afghanistan. Elle a réalisé récemment un documentaire pour le British Council « Shoulder to shoulder » ainsi qu’un court-métrage pour Médecins Sans Frontières « Yusof’s birthday ».

Dans cette vie rude des femmes du nord du pays, Najiba Noori a su capturer des moments de jeux, des étincelles de vies et des lumières uniques.

Suivi d’un repas afghan (contribution de 4 euros)

Crédit :

Asghar Noor Mohammadi

Crédit : Barialai Khoshal

20h30

Musikstan soirée musicale

 

Restitution des ateliers d’écriture de chansons « Mulakat » menés avec les réfugiés.
Concert de musique pop folklorique afghane par le groupe
Maowj.

JEUDI 22 NOVEMBRE

WELCOME TO EXILSTAN

Les uns sont des « migrants », les autres sont des « expats ». Une soirée en deux temps qui se répondent, au cœur de la thématique de l’exil, la façon de le vivre, de le percevoir, de le raconter.

18h30

Kaboul Requiem - Un thé avec les Talibans

Rencontre BD animée par le dessinateur Yann Madé

En présence des auteurs Nicolas Wild et Sean Langan
en collaboration avec la librairie l’Argonaute
Suivi d’une collation

 

Enfin la suite de Kaboul Disco, la série culte de Nicolas Wild : si Nicolas ne s'est pas fait kidnapper, Sean Langan, lui, si ! En 2008, alors que le reporter aguerri cherche à interviewer un chef pachtoune taliban, combattant les forces de l'OTAN, lui et son fixer se font kidnapper en zone tribale pakistanaise. Leur vie ne tient plus qu'à un fil...

Heureusement, son humour anglais le tient à l'abri du désespoir. Les complexes mais généreuses règles de l'hospitalité pachtounes le protègent finalement des pires menaces. De son cachot, Sean devient l'observateur avisé des tensions qui agitent ces tribus d'hommes d'honneur...
Ce troisième ouvrage fait suite à « Kaboul disco » : en 2005, Nicolas Wild, dessinateur de bande dessinée sans domicile fixe, trouve à la fois un plan squat et un boulot. Seulement c’est un peu loin : à Kaboul, dans un Afghanistan encore instable après la guerre. Il devient dès lors un observateur privilégié de la reconstitution hésitante du pays tout en menant la drôle d’existence des expatriés occidentaux à Kaboul. Il sent progressivement naître un fort attachement pour ce pays où il décide, malgré les risques de prolonger son contrat.

20h30

PROJECTION DU FILM

Welcome to Paristan

documentaire de Mohamad Reza Sahibdad

(AFG, 2017, 1H15, VOST)

Projection-débat en présence du réalisateur

 

"Welcome to Paristan" dresse le portrait d'Afghans, femmes, hommes, adolescents, vivant à Paris, et de la communauté qu'ils y forment. Nous rencontrons d'abord Sediqa qui, après deux ans passés en France loin de ses enfants restés en Afghanistan, les retrouve enfin à Paris. Latif, lui, vit depuis quelques années dans une chambre dans la banlieue de Paris avec ses amis qui sont comme lui sans papiers. Ceux-ci
l'accompagnent à la Cour nationale du droit d'asile dont il attend la réponse.
Chacun fait le récit de son arrivée en France et des difficultés rencontrées depuis. Gholam, mineur isolé arrivé récemment à Paris, trouve l'aide d'associations pour constituer son dossier. On le retrouve ensuite passant Noël dans une famille française. L'Ayatollah Mohaghegh Nasab, réfugié en France, participe à l'organisation d'une réunion sur la paix en Afghanistan dont Esmat Ali, père de famille, organise la sécurité. La troupe de théâtre Aftaab, dont fait partie la comédienne Wajma, monte une pièce sur l'histoire de l'Afghanistan. Certains font leur route seuls, comme le jeune Gholam, qui poursuit peu à peu son parcours personnel et professionnel, d'autres se retrouvent autour des évènements qui rythment la vie de la communauté ou se soutiennent mutuellement : attente de papiers, deuil, cérémonie religieuse, travail, manifestations, conférences, fête et musique... jusqu'à ce dernier soir, place de la République où tous se retrouvent pour rendre hommage à Paris à la mémoire de Farkunda, jeune femme victime de la barbarie de la pensée talibane en Afghanistan.

VENDREDI 30 NOVEMBRE à 18h30

PAROLES DE FEMMES, L’AFGHANISTAN EN QUESTION

Rencontre avec l’artiste Kubra khademi, performeuse, sur la condition féminine en Afghanistan

Soirée interprétée en langue des signes française

Kubra Khademi est une artiste afghane. Féministe engagée, elle explore à travers son travail, sa vie en tant que réfugiée et femme. Elle a étudié les beaux-arts à l’université de Kaboul avant d’intégrer le Beaconhouse National University de Lahore au Pakistan. C’est là qu’elle a commencé à proposer des performances publiques, pratique qu’elle a poursuivie jusqu’à son retour à Kaboul où son travail répondait de manière virulente à une société extrêmement patriarcale. Après sa performance « Armour » où elle déambule dans Kaboul vêtue d’une armure de métal marquant très fortement ses attributs féminins, elle est contrainte de quitter le pays. Elle s’installe à Paris où elle reçoit en 2016, la médaille de chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.

SCÈNE POÉTIQUE
Lecture de « Landays » forme poétique féminine afghane par les ateliers théâtre de la MJC autour du recueil   « Le suicide et le chant » de Sayd Bahodine Majrouh. Textes mis en musique par le musicien Nazar Khan (sitar).
Issus de la tradition orale, les landays sont des courts poèmes de 22 syllabes, souvent anonymes, destinés à être récités. Ils abordent des sujets très concrets comme l’amour, le deuil, la terre, la guerre ou la séparation. Ils expriment une forte remise en cause de l’ordre établi.